


| Le mot du président d’honneur: |
«
Le sacré est un supplément d’âme qui ne s’embarrasse
pas des guerres de religion, et moins encore des extrémismes
pervers accablant notre monde déstructuré. Le sacré
est le seul cœur de la tolérance, et ses musiques notre
consolation.J’ai longtemps fréquenté les lieux où souffle le bon vent de la conciliation, mais c’est à Fès, dans le Maroc accueillant, que j’ai découvert le vrai feu d’une spiritualité ardente dégagée de tout parti-pris. Un soir, devant la porte monumentale du palais royal, écoutant des voix chrétiennes, juives et musulmanes enfin réunies, j’ai compris que le monde aurait avantage à se mettre à l’écoute de l’autre. Nous devrons nous résoudre à aller ensemble, si nous ne voulons pas être piétinés par les «fous de Dieu ». La foi est toujours plus forte que la règle. Et c’est à Dijon maintenant qu’il nous faut continuer le beau combat : celui de la nécessaire ouverture à la diversité des cultures, à l’échange, au partage. Je pense, comme le philosophe : ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude. Le Festival qui nous rassemble va bien au-delà du spectacle. On peut y entendre les voix de la Paix ? Utopie ? Non : exigence. » |
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Jacques
Chancel
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